Les jardins de la Bouthière

par Céline (admin)

Il était une fois une passionnée de jardinage qui entreprit avec l’aide de sa famille la création de jardins sortis tout droit de son imagination. C’est avec rigueur, patience et travail que Sylvie et Patrice de l’Epine ont réussi en peu de temps à transformer l’ancien potager du XVIIIe. Le domaine de la Bouthière se dote désormais d’un jardin renaissance italienne, avec son potager, sa roseraie. Ils se situent dans un grand parc à l’anglais d’essences remarquables au milieu des vignes de la côté chalonnaise, près de Chenôves.

C’est le genre de visite que j’affectionne particulièrement car elle a été impromptue. Grâce à des amis, j’avais pris connaissance de cet endroit décrit comme resplendissant. Cependant, comme le domaine est une maison de famille privée, les visites sont clairsemées dans l’année. En ce dimanche après-midi tranquille, je me suis rappelée ce jardin dont c’était justement le WE d’ouverture. Alors ni une ni deux, on part avec ma plus grande prendre notre dose de Waouh !

La maison de la Bouthière est située en Bourgogne et plus précisément en Saône et Loire entre Chalon sur Saône et Mâcon. Pour y arriver on traverse le très joli village de Buxy tout en croisant sur notre chemin de nombreuses demeures au milieu de quelques hectares de vignes. Nous sommes sur le terroir du vignoble de la côté chalonnaise.

L’histoire de la maison

L’arrivée dans la famille de l’Epine

Après que le GPS nous a fait prendre un chemin en terre nous arrivons à notre destination qui semble t-il très prisée compte-tenu des nombreuses de voitures déjà présentes. Cette maison du XVIIe siècle est véritablement au milieu des vignes qui ont dû lui appartenir à une époque donnée. Sylvie et Patrice De L’Epine ont acquis cette demeure en 2010, séduits par la tranquillité des lieux et l’immense potentiel pour la jardinière amatrice et non moins talentueuse qu’est la maîtresse de maison.

L’histoire de la maison de la Bouthière

La maison familiale de la Bouthière (XVIIe siècle)

Au début de son histoire, la maison du XVIIe ressemblait plus à un manoir avec le grand logis. Ce n’est qu’au XVIIIe que fût rajoutées les deux ailes pour faire un peu plus « château ». Les communs ont également vu le jour à cette époque. En 1905, les chiens assis et le crépi ont fini de transformer l’aspect extérieur de la bâtisse.

A leur arrivée, les nouveaux propriétaires entreprennent des travaux de rénovations intérieures et en faisant des saignées dans les murs, ils découvrirent l’emplacement d’anciennes fenêtres. Ainsi tout laisse à penser que la façade que nous voyons aujourd’hui était sensiblement différente au XVIIe siècle.

L’histoire de la maison a été retranscrite dans un livre de l’ancienne propriétaire qui est née dans cette maison et qui habite désormais au bout de la rue. Elle ne l’a quitté que 6 mois pendant la guerre. On imagine alors son attachement à cette propriété et que la volonté de la vendre à la famille de L’Epine était un choix du cœur.

Les jardins de la Bouthière

C’était jour de repos pour les brouettes de la Bouthière

Quand nous sommes arrivées, nous avons été accueillis par les jeunes hommes de la famille qui ne devaient pas dépasser les 10 ans pour le plus âgé. Avec beaucoup de professionnalisme, ils ont expliqué que la visite était gratuite mais que l’on pouvait faire un don à l’association jardins et santé, dont je parlerai un peu plus tard.

Les jardins à l’italienne

les jardins de la Bouthière

Si on revient à la visite des jardins de la Bouthière, l’aventure a véritablement commencé en novembre 2010 avec l’implantation des réseaux électriques et d’eau pour alimentée les futures fontaines. On a peine à imaginer que ces jardins n’ont que quelques années. Pendant que certains s’occupaient aux gros travaux, Sylvie De l’Epine dessinait avec application ce qu’allait être ces futurs jardins. De nombreuses vivaces, fleurs, des rosiers, de magnifiques clématites ornent les parterres de buis, les murs et autres topiaires ! Par des jeux de perspectives ingénieux, nous découvrons la maison en arrière plan, ce qui donne un ensemble à la fois sophistiqué, par le travail qu’il laisse deviner, et à la fois simple et chaleureux.

Le parc

La promenade nous emmène ensuite dans le parc à l’anglaise guidée par des chemins tondus, le reste restant en foin offrant des couleurs variant en fonction des saisons, de l’ensoleillement et du vent. On peut également découvrir des arbres remarquables comme le Liquidambar qui s’offre une robe or, pourpre ou cuivre en automne. Son tronc bien droit lui donne un aspect majestueux et très ornemental.

Les-jardins-de-la-Bouthière

A côté d’un bassin rempli de poisson, nous découvrons un jeune verger, planté dans une ancienne prairie et qui laisse entrevoir une récolte fructueuse. J’ai toujours aimé également voir ces platanes d’un âge certain avec leurs gigantesques formes tortueuses.

N’importe d’où l’on se trouve on garde toujours un œil sur la maison qui surplombe un peu l’ensemble.

Comme je l’ai précisé au début de l’article, tous les dons versés lors de la visite de ce jardin est pour l’association Jardins et Santé.

L’association Jardins et Santé

L’origine de l’association

Cette association, fondée en 2004, a pour premier objectif de recréer du lien entre l’Homme et la nature, et pour les plus fragiles d’entre nous. La mission se concrétise à partir de 2007 avec l’accompagnement dans la création de jardins thérapeutiques dans des établissements hospitaliers et médico-sociaux.

Suivant un concept britannique, initié par le National Gardens Scheme, le récolte de fonds se fait à travers l’ouverture au public de jardins, souvent privés. La collecte des recettes est alors directement reversée à l’association. 

Leur charte

Partant du constat que le jardinage peut être un élément déterminant dans le soin apporté à ceux et celles fragilisées par la maladie et le handicap, l’association œuvre à promouvoir des jardins thérapeutiques en collaboration avec des professionnels de la santé, du paysage, de la botanique et de l’environnement.

Leur charte s’inscrit autour de 4 motivations :


-Humaniser l’environnement des patients,

-Améliorer leur vie quotidienne,

-Donner un avenir aux plus jeunes en leur permettant d’acquérir des savoirs professionnalisants,

-Apporter à tous un accompagnement thérapeutique dans le respect des hommes et des femmes et de al biodiversité.

Comment les aider ?

Si cette initiative vous parle vous pouvez aider de plusieurs façons :

  • En faisant un don directement à l’association (réduction d’impôt de 66%), ici
  • Devenir Bénévoles, ici
  • Pour ceux et celles qui possèdent un jardin, en l’ouvrant au public, les recettes engendrées seront reversées à l’association, ici
  • En allant visiter les nombreux jardins partenaires, ici

Pour finir

Ce fût une très chouette après-midi, avec en plus le sentiment d’avoir participé à une belle action. Alors que vous soyez visiteurs ou propriétaires d’un jardin, n’hésitez pas d’une part à aller découvrir les jardins de la Bouthière (visite sur Rendez-vous ou le prochain WE du patrimoine en septembre) ou d’autre part à visiter des jardins partenaires ou à ouvrir le vôtre. Tous les gestes comptent quand il s’agit de prendre soin de L’Homme, de la Terre et de partager !

Échangeons ….

Vous venez d’acquérir un patrimoine historique, la philosophie permaculturelle vous interpelle mais vous ne savez pas par quel bout prendre le sujet ?

N’hésitez pas, contactez-moi, nous pourrons en discuter librement autour d’un café ou autre.

0 commentaire

Vous pourriez être intéressé par

Commenter

* En utilisant ce formulaire vous acceptez l'enregistrement et le traitement de vos données par ce site internet.