L’Arboretum des Grandes Bruyères

par Céline (admin)
L’Arboretum des Grandes Bruyères

Il était une fois une rencontre entre un vieil homme et un chêne. Cette amitié donna naissance à une riche collection d’arbres pour notre plaisir, mais aussi et surtout, pour les générations futures.

La première fois que je suis arrivée dans ce parc c’est comme si j’entrais dans une bulle intemporelle. Cet espace nous invite à la contemplation, à s’arrêter, à se poser à même le sol ou sur les nombreux bancs qui jalonnent le parcours. Certains y viennent pour prendre des photos, d’autres pour lire, moi je souhaitais juste avoir un temps pour moi pour stopper mon flux ininterrompu de pensées organisatrices de mes journées de mère de famille nombreuse. Pendant ces 2 heures, j’ai marché au gré de mes envies. Je m’arrêtais, j’admirais, j’écoutais, je sentais et ressentais. Au-delà d’une très riche collection de magnolias, de cornouillers, de chênes, cet arboretum nous offre, un instant de paix dans la frénésie de nos vies.

Un lieu préservé

Cela fait plus de 50 ans que cet endroit est préservé de toutes pollutions qu’elles soient chimiques, mécaniques ou encore sonores. Dans les années 70, son fondateur Bernard de la Rochefoucauld décide, après maintes réflexions, de transformer cette friche agricole impénétrable en arboretum, un conservatoire qui se construira autour de magnifiques collections. Inlassablement et pendant les premières années, ils vont révéler peu à peu la beauté des lieux. Au bout de 5 ans, un vieux chêne de 200 ans caché, protégé tel le château de la belle aux bois dormants sera découvert.

Le chêne de l'arboretum des grandes bruyères
Le Vieil ami

Voyageons

Cette fabuleuse rencontre donnera l’âme de cet arboretum.  Désormais cet arbre symbole est la pièce maitresse d’un jardin dans lequel on traverse les continents. Notre voyage commence en France, avec ses jardins typiques, puis nous traversons la manche pour se retrouver dans les jardins à l’anglaise qui côtoient la maison. On navigue ensuite vers les continents asiatiques pour finir sur les terres d’Amérique. Au fil de ce parcours, de nombreux étangs agrémentent les lieux et alimentent naturellement cette biodiversité essentielle et nécessaire à l’équilibre de cet écosystème qui permet à des milliers d’arbres de prospérer loin de leur terre d’origine.

l'arboretum des grandes bruyères

Très vite, Brigitte la femme de Bernard délaissa son métier de peintre pour se consacrer au développement du jardin. Encore aujourd’hui, à 90 ans passés, elle s’y promène de longues heures en se remémorant l’histoire de chaque pousse, plantée parfois pas plus haute que son sécateur qui ne la quitte jamais. On aperçoit alors de la fierté dans son regard en découvrant quel bel arbre vigoureux il est devenu. Et n’est-ce pas là, la meilleure des récompenses ! Pouvoir léguer pour les générations futures un espace de sauvegarde de notre patrimoine végétal et botanique.

L’arboretum a de permaculturel qu’il contribue à régénérer la terre en la préservant de tout intrant chimique. Il est fait de diversité où chacun trouve sa place et contribue au bien-être de l’ensemble. Il répond également à la troisième éthique, celle du partage car les échanges sont nombreux d’un parc à un autre.

l'arboretum des grandes bruyères

Et le patrimoine historique ?

A part la friche agricole et certainement 2 ou 3 bâtiments associés, le patrimoine historique peut sembler difficile à trouver en ce lieu. Bernard de la Rochefoucauld, était à la fois un amoureux de la nature mais également très impliqué dans la sauvegarde de notre patrimoine historique. En effet, il a fait partie des premiers fondateurs de l’organisme fondation du patrimoine qui œuvre à la sauvegarde et la valorisation du patrimoine français.

Pour finir…

Désormais le vieil homme n’est plus. Il repose aujourd’hui au cœur de son jardin et c’est au tour du vieux chêne de veiller sur son ami et pour encore des années à venir ….

l'arboretum des grandes bruyères

NB : 200 ans est ce vraiment vieux pour un chêne ? Nous découvrons à peine ce que sont les arbres, leur référentiel temporel étant bien différent du nôtre. Ce chêne de l’arboretum fait figure de jeunet prépubère en comparaison de son aïeul de 1200 ans, le chêne d’Allouville situé en Seine Maritime.

Un des plus vieil arbre en France

Échangeons …

Vous êtes propriétaire, vous avez visité un tel lieu qui se consacre à la sauvegarde de notre patrimoine végétal et botanique et vous souhaitez le partager ?

Écrivez moi pour échanger, nous rencontrer

Pour en savoir plus

www.arboretumdesgrandesbruyeres.fr

2 commentaires

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2 commentaires

Sylviane et Gérard 29 juillet 2019 - 15 h 25 min

Un jardin remarquable situé près de chez nous, au cœur de la forêt d’Orléans. Une multitude d’arbres et de végétaux des 4 coins du monde au milieu des bruyères. Très bien entretenu de manière écologique. Promenade reposante, le paysage change au fil des saisons. A découvrir absolument, seul ou en famille.

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Céline (admin) 29 juillet 2019 - 15 h 45 min

Je l’ai découvert au printemps, les feuilles vertes pâles sortaient à peine. J’y retournerai volontiers en automne pour découvrir la palette de couleurs qu’offrira la partie américaine avec ses différentes variétés de Chêne. Profiter d’un été indien canadien tout en restant en France !!

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